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 Tour 2012 : LOS ANGELES

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REBEL
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MessageSujet: Tour 2012 : LOS ANGELES    Jeu 26 Avr - 17:49:01

«Est-ce que c’est l’Elvis Français?» nous demande sur le trottoir, sous la marquise de l’Orpheum Theater, un Noir américain corpulent. Il est 19h45 à Los Angeles, mardi, et à entendre parler dans la langue de Molière les dizaines de spectateurs sagement alignés devant le vieux théâtre années quarante, Johnny Hallyday est de retour. Le poids des ans sur le dos mais une envie totalement intacte chevillée au cœur et au corps. A l’image de la salle qui l’accueillait, à la fois chic, old fashion et totalement rénovée, le chanteur est apparu rajeuni, tout de noir vêtu façon Gene Vincent, en voyou chic dans un costume signé Sarah Burton, pour balancer pendant deux heures, un répertoire remis au goût du jour par le guitariste et arrangeur Yarol Poupaud. Lorsqu’on devine l’ombre géante du chanteur, derrière le rideau blanc, il est 20 h 25. C’est un tonnerre d’applaudissements qui accueille le Français sous les lustres et les lambris. Résonnent alors, après un petit film rétrospectif sur sa vie sa carrière, ses accidents, tentatives de suicide et autre mésaventures narrés par Line Renaud, les premiers accords d’«Allumer le feu» et ces paroles qui résument toute la soirée: «Sortir le loup de sa cage». D’ici quelques semaines, le loup entrera sur scène de façon fracassante. «Le Matin» est en mesure de confirmer en exclusivité ce que Johnny révélait en janvier dans nos colonnes. L’ouverture du show, dans les stades, se fera dans une boule de métal et de feu qui va fracasser un mur de prison! Des effets spéciaux à découvrir en plein air, pour la première fois, à Montpellier. Là où va se rôder l’ensemble du mégashow pendant 10 jours. Hier soir, c’est le rock teigneux et la sobriété qui ont dominé un concert puissant. Sur scène, quinze musiciens, choristes et cuivres plus un chanteur qui se présentera ainsi à 22 h: «J’ai oublié de vous dire que le chanteur du groupe s’appelle Johnny Hallyday!» Leader d’un band serré, soudé, solidaire, qui le temps des premiers morceaux semble tendu vers un seul et même but, faire aussi bien que samedi, lors de la dernière répétition à Burbank. Pari réussi. «Né dans la rue» confirme que l’humeur est à la bagarre. Les deux guitaristes se retrouvent au-devant de la scène, alors que les élégantes lumières de Jacques Rouveyrollis apportent des nuances rouges et bleues. Non loin du sorcier des éclairages, au fond de la salle, Vanessa Paradis est venue en spectatrice discrète. Peu avant, le chef de la sécurité de la tournée, Jimmy Reffas, faisait les cent pas afin de veiller sur l’autre grande dame: Laeticia Hallyday. Étonnant phénomène, puisque Madame H. déclenche aussi l’hystérie des fans. Elle va même se lever de son siège pour saluer depuis le premier balcon et permettre aux admirateurs de prendre des photos. Sur scène, jambe droite en avant, parfois à genou, comme dans «Excuse Moi partenaire», Johnny prouve qu’il a retrouvé une nouvelle jeunesse. Un sentiment qui va aller crescendo pendant le show. La scène le galvanise. «Lorsque je vois Charles Aznavour à l’Olympia à 88 ans, je me dis que je peux encore le faire à 68!» commente-t-il à la fin. Johnny est chatouilleux sur son âge. Il aura 69 ans cette année et rabroue gentiment tous ceux qui insistent pour en parler, tentent de lui faire commenter la vie politique ou pis encore, du fisc qui lui cherche des noises. «Ça fait trois ans que je n’ai pas chanté, parlez-moi de musique, pas de politique, faites-moi plaisir!» dit-il, les yeux encore soulignés de khôl, chemise ouverte, lors d’une conférence de presse improvisée. Il préfère son public à qui il lance son linge éponge et des bouteilles d’eau minérale à peine entamées. «Je vous aime! Je suis drôlement content de vous retrouver ici à Los Angeles où tout a failli se terminer et où tout recommence». Des fans, ravis, sont debout lorsqu’il entame «I Who Have Nothing» en duo avec Amy Keys. Standing ovation à tout rompre à mi-parcours du concert qui présage un retour gagnant. «Je ne m’attendais pas à ça, commente un Américain venu en curieux. C’est très rock!» La salle se prête parfaitement à l’exercice. D’une capacité de 2000 places, ni trop petite, ni trop grande, elle donne à Johnny le chanteur la capacité de faire surgir l’acteur qui est en lui lors de «Ma gueule», «Requiem pour un fou», «J’la croise tous les matins» - et son départ batterie et guitare puis voix toute seule - ou encore «Hey Joe». Une intensité rare se dégage de ces titres portés à la fois par le groupe et incarnés par un Johnny au sommet. L’homme est tellement à l’aise que les nouveaux venus semblent parfois un peu patauds à ses côtés, comme Yarol Poupaud, guitariste pourtant très inspiré ou encore le bassiste Fred Jimenez qui ne sait pas quoi faire de son corps. Greg Zlap, l’harmoniciste blond, est sans doute le seul qui allie toutes les qualités scéniques: solos brûlants, belle gueule, sens de l’espace et de la danse. «J’ai été ému ce soir et j’ai eu le trac», avouera Johnny à la sortie. Pour couronner la soirée, deux représentants de l’American Society For Young Musician lui remettront un Award pour l'ensemble de sa carrière. Une récompense après son premier concert: la tournée 2012 commence décidément très bien.




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Pompon 66
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MessageSujet: Re: Tour 2012 : LOS ANGELES    Dim 29 Avr - 18:03:45

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kevin
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MessageSujet: Re: Tour 2012 : LOS ANGELES    Dim 29 Avr - 21:15:54

merci pour cette info
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MessageSujet: Re: Tour 2012 : LOS ANGELES    

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Tour 2012 : LOS ANGELES
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